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L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1 : 16)

La repentance du malfaiteur sur la croix

19 Juin 2017 Publié dans #Divers

« Mais l’autre brigand disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne » (Luc 23. 40-43). Les propos du second brigand dépassent sa personne et nous allons nous les approprier.

Devant la croix de Jésus-Christ, il est possible de manifester plusieurs attitudes : l’indifférence comme la foule ; la moquerie et le mépris comme les soldats, les pharisiens ; et un des deux brigands pour qui sa dernière attitude a été certainement le reflet de sa vie. Mais, par contre, il y a ceux qui, en voyant les événements extraordinaires à ce moment, l’interrogation et l’interpellation chez certains les ont amenés à croire que Jésus était beaucoup plus qu’un condamné. Cela a été le cas de ce brigand qui, dans la repentance, a compris tout d’un coup qui était Jésus ; il prouve par ses paroles qu’il a les yeux ouverts sur ce que Jésus est et sera.

1) Qu’est-ce que la justice ?
« Pour nous, c’est justice que nous subissions cette condamnation, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes » (Luc 23. 41).
Il est facile de reconnaître que la sentence de la justice est bien administrée quand il s’agit des autres. C’est bien plus difficile pour soi-même.
L’attitude de ce second brigand qui reconnaît son état général de péché devrait être la nôtre. Nous n’avons rien de bon en nous.
Pourquoi ? Le péché nous a contaminés jusqu’aux racines de nos pensées. Peut-on se justifier devant Dieu ? Mais de quoi ? La Loi nous montre que nous sommes fautifs. Et la Loi de Dieu affirme que la mort est un jugement normal et juste. Le péché a pour conséquence la séparation éternelle la plus dramatique qui soit : celle d’avec Dieu notre Créateur.
En évoquant la croix, cela nous rend encore plus sensible à notre état véritable : elle nous rappelle l’existence tragique du péché et du mal qui est en nous. Oui, nous méritons la mort ; c’est justice devant Dieu. C’est le salaire juste que nous devons recevoir ; nous devons récolter ce que nous avons semé. Le jugement de Dieu est juste en ce qu’il applique à la lettre ce qu’il avait prédit déjà à Adam. La conséquence du péché, c’est la mort. Oui, nous tous sommes comme ce malfaiteur.
Mais à côté de la reconnaissance de l’application juste de la Loi, ce malfaiteur comprend autre chose qui parle de l’œuvre de Jésus.

2) L’injustice parfaite, la plus affreuse.
« Mais celui-ci [et il parle de Jésus] celui-ci n’a rien fait de mal » (v. 41 b).
Même en prison, même sans vivre près de Jésus pendant son ministère, beaucoup de personnes l’avaient côtoyé. On avait pu discerner sa pureté morale, à travers ses paroles, son comportement, ses actes. Lui-même pouvait lancer ce défi : « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8. 46). « Le prince de ce monde n’a rien en moi » (Jean 14. 30). Même ses ennemis le reconnaissaient et n’ont pas pu trouver la moindre faille dans sa vie. Il est nécessaire de se souvenir que Jésus a été le seul à ne pas tomber sous la loi de la condamnation. Il a été le seul à ne pas mériter la mort physique, ni la séparation d’avec son Père.

Étienne, plus tard devant les membres du sanhédrin qui allaient le condamner, avait affirmé : « Vos pères ont tué ceux qui annonçaient la venue du Juste,… que vous avez livré, maintenant, et dont vous avez été les meurtriers »
(Actes 7. 51-53). L’accent est mis sur ce qui qualifie Jésus : le Juste.
En clouant Jésus sur une croix, en le mettant au rang des malfaiteurs (comme l’avaient annoncé plusieurs prophètes), l’être humain s’est chargé d’une injustice tragique. Par son rejet de Dieu, l’être humain prouve qu’il est, aussi, meurtrier du Juste. A cause de notre péché, de notre rébellion envers le seul vrai Dieu de l'Univers, Jésus, le Fils de Dieu, a accepté de mourir à notre place pour que quiconque croit soit sauvé.
Quand on regarde les êtres humains (représentés par les soldats romains) entrain de crucifier Jésus à la croix, on voit toute l’injustice dont l'être humain coupable est capable. Par nos péchés, nous ajoutons à la condamnation que Jésus supporta à la croix, Lui le Juste et le Saint. En portant nos regards sur la croix et plus précisément sur la relation qui s’est instaurée entre Jésus et le deuxième criminel, nous comprenons pourquoi Jésus a accepté de subir et de souffrir une telle injustice affreuse.

3) En mourant  à notre place, Jésus a manifesté tout son Amour pour nous.
Pourquoi sur la croix Jésus est-il mort ainsi spirituellement et physiquement ? Pour que nous vivions éternellement dans sa gloire. Jésus répondit au brigand : « Je te le dis, en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (v. 43).
Pourquoi Jésus a-t-il subi ce châtiment de la mort sur la croix ? Pour nous donner le salut éternel que nous ne pouvions mériter. Dieu nous a tellement aimés qu’Il a donné son Fils unique pour que nous ayons la vie éternelle avec Lui. Ainsi notre injustice (c’est-à-dire nos péchés, nos iniquités) a été couverte, expiée par Jésus dans sa Justice parfaite (Jésus seul a accompli ce qui est juste selon Dieu).
« C’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris » (Esaie 53. 5).
Jésus-Christ est la seule réponse que l’être humain a pour être sauvé. Et cela, c’est bien parce que Dieu nous aime infiniment. L'Amour de Dieu est éternelle et ne change pas.
« Gardons les regards fixés sur Jésus ; il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice » (Hébreux 12. 2-3). Là éclatent sa Justice et son Amour. « Grâces soient rendues à Dieu pour son don ineffable. »

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