Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Évangile est une puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit (Romains 1 : 16)

La coupe bue par Jésus, l'échange divin

3 Août 2017 Publié dans #Sacrifice de Jésus

"Puis, ayant fait quelques pas en avant, Jésus se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux" (Matthieu 26. 39).

Christ a prononcé ces paroles dans sa prière à Gethsémané, lorsque son âme a été “saisie de tristesse jusqu’à la mort” (Matthieu 26. 38) et que “sa sueur devint comme des grumeaux de sang” (Luc 22. 44). Elles ont été rapportées pour deux raisons au moins :

- D’une part, pour que nous puissions entrevoir ce qu’était l’angoisse de Jésus devant la mort sur la croix qu'Il allait endurer. Lui, l’homme “débonnaire et humble de cœur” (Matthieu 11. 29), qui n’avait jamais fait de tort à personne, allait d’abord souffrir de la part d’hommes pécheurs. Jésus savait à l’avance tout ce qu’on allait lui faire : lui cracher au visage, le gifler, lui frapper la tête avec un roseau, lui mettre sur la tête une couronne d’épines, lui enfoncer des clous dans les mains et les pieds pour l’élever sur une croix. Oh, combien Jésus a ressenti profondément ce que le Psaume 22 exprime prophétiquement : “Je suis répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent; mon cœur est comme de la cire, il est fondu au-dedans de mes entrailles. Ma vigueur est desséchée comme un têt” (v. 15, 16) !

Mais la coupe mentionnée par Jésus dans sa prière se rapporte à ce qui devait suivre : les trois heures de ténèbres pendant lesquelles il allait être “fait péché pour nous” (2 Corinthiens 5. 21). La nourriture de Jésus était de faire la volonté du Père, Il faisait et disait toujours ce que faisait et disait le Père, Il n'a jamais, à aucun moment, été séparé de son Père (Jean 4. 34 ; 5. 19, 20 ; 8. 29 ; 12. 49, 50). C’était la coupe la plus amère qui soit pour son âme sainte, et Jésus devait la vider jusqu’à la dernière goutte durant ces trois heures sombres, au terme desquelles Il s’est écrié: “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” (Matthieu 27. 46).

- D’autre part, ces paroles du Seigneur Jésus à Gethsémané nous sont rapportées pour nous faire connaître la réponse : il n’y avait aucun substitut pour Christ. Jésus devait mourir sur la croix, il n’y avait pas d'autre moyen de satisfaire les exigences de la Sainteté et de l’Amour de Dieu. C’est de cette manière seulement que Dieu pouvait être “juste” et justifier “celui qui est de la foi en Jésus” (Romains 3. 26) : Celui qui n’a pas connu le péché a été fait péché à notre place. En recevant son Fils par la foi dans nos cœurs, nous devenons enfants de Dieu; “justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ” (Romains 5. 1).

Dans cette scène solennelle, le Seigneur Jésus, abandonné de Dieu, supportait le Jugement de notre péché. le récit nous indique aussi l'heure à laquelle le Seigneur Jésus a exprimé ces paroles. Son cri de désolation s’est élevé à la “neuvième heure”. Ce passage nous apprend qu'il y eut des ténèbres sur tout le pays depuis la sixième heure jusqu’à la neuvième heure, c’est-à-dire, pour nous, de midi jusqu'à trois heures de l'après-midi. La neuvième heure était l'heure de la prière (Actes 3. 1 ; 10. 30). Les sacrificateurs étaient dans le temple quand “le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas” (Matthieu 27. 51) : désormais, le chemin était ouvert. Nous pouvons nous approcher de Dieu avec hardiesse dans la prière (Hébreux 9. 8 ; 10. 19, 20) !

________________________________

"Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu" (2 Corinthiens 5. 21).

L'échange divin, c'est Jésus à la croix, qui nous dit : « Donne-moi ton péché et prends ma justice ». Nous sommes acceptés par Dieu dans sa grâce par notre foi en Jésus Christ. Oui, notre foi est le moyen par lequel nous sommes déclarés justes et la Justice de Dieu dont nous sommes recouvertes sécurise éternellement notre destinée. Quand nous savons que nous sommes acceptés par Dieu, il n'y a plus de guerre entre nous et Dieu. Chaque personne  a une destinée, un objectif sur cette terre qu'il doit atteindre et cela demande une sécurité : connaître que nous sommes justice de Dieu.
Nous n'avons rien à craindre quand nous connaissons qui nous sommes en Christ, notre identité, que Dieu nous aime, que nous sommes le premier choix de Dieu. Dieu nous a qualifiés et nous élève. Quand nous marchons par la foi, nous pouvons penser à un avenir meilleur.
Nous qui sommes enfants de Dieu, nous sommes la justice de Dieu. "Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ" (Romains 8. 1).

Les gens oublient difficilement notre passé, mais quand Dieu nous accepte, Il nous lave, nous purifie et nous donne un avenir meilleur. Dieu nous accepte et nous donne l'accès devant son trône par la justice que nous avons obtenue par la foi en Jésus Christ.
Quand Dieu nous regarde, Il nous voit en Christ comme si nous n'avions jamais péché. Peu importe ce que nous traversons aujourd'hui, relevons-nous car nous avons un avenir. "Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie !" (Romains 8. 33).

Partager cet article

Commenter cet article